Conférences
À l’exception de la Journée conclusive de l’AfB, les Conférences et Journées d’étude sont ouvertes à toute personne intéressée.
Conférences passées
Compte rendu des conférences passées
samedi 24 mars 2012 : Les adoptions
Au local de l'Association Freudienne de Belgique.
de 14h30 à 17h00.
Entrée 10€
Affiche "les adoptions"
jeudi 08 mars 2012 : Une année à l’hôpital, enseignement de clinique lacanienne
Autour de son livre : Une année à l’hôpital, enseignement de clinique lacanienne. Coll. Les jardins de l’asile, Ed. ALI, 2009
La discussion sera animée par Et. Oldenhove et M. Lefebvre ainsi que par les participants du Groupe de travail sur les psychoses de l’AFB.
Au local de l’AFB à 20h30.
Entrée libre
Note de lecture
samedi 28 janvier 2012 : Qu'est-ce que ça serait pour vous une fin d'analyse?
La fin de la cure peut vous laisser le choix : l’éprouvé de la limite qu’impose le fini, autrement dit la positivation stupide qui vous fait dire à propos du Réel qui le borde : c’est ça bien sûr -, ou bien le voyage sans limite dans un réseau en expansion, parmi des éléments quelconques que rend équivalent le caractère aléatoire de leur sens, autre stupidité donc : on peut jamais savoir.
Cette bipartition rend compte de la division des sociétés psy entre spontanéïstes, fantaisistes ou illuminés, et les gris dogmatiques - Ferenczi contre Freud -. Mais les lacaniens et en particulier ceux de l’ALI ont de la chance : ils ont le droit de vérifier qu’il faut du fini pour accéder convenablement à l’infini, autrement dit espérer plus de leur mariage.
On verra avec ces journées si « marions-les » peut faire devise, alors que le rapport ne peut s’écrire entre eux.
Charles Melman
samedi 17 décembre 2011 : Les mères meurtrières
Les meurtres d’enfant par leur mère ne sont pas chose nouvelle.
Euripide en donne une première forme, élevée jusqu’au mythe, avec Médée, que n’ont pas manqué de décliner quantité d’écrivains de Corneille à Anouilh et plus particulièrement pour nous, Tom Lannoye (en scène au KVS et National cette saison) en passant par Cherubini (en scène à la Monnaie cette saison).
0n peut se demander ce que cette insistance, dans le moment présent, veut dire.
Pour notre part, dans l’esprit de continuer à nous interroger sur l’évolution de la famille et de ses changements avec nos outils analytiques, nous avons choisi de mettre ce thème au centre d’un des débats que nous avons fait le pari de tenir avec «le social». Non pas que nous pensions que ces meurtres soient par eux-mêmes un fait de société nouveau (la criminologie nous enseigne que c’est, de tout temps, le crime par excellence des femmes), mais bien parce que le discours que tient le social à ce sujet, aujourd’hui, nous paraît, lui, être spécifique de notre temps et utile à servir nos interrogations. En nous proposant d’en frémir dans l’émotion, l’horreur et la condamnation, ce discours nous invite en fait à «en jouir».
Au-delà de cette jouissance,- et c’est là qu’est, pensons- nous, notre rôle et même notre devoir-nous nous essayerons d’analyser ce qu’il révèle des places singulières que prennent à l’heure actuelle, l’enfant, la femme au regard de la loi. Nous interrogerons également la fonction maternelle qui, d’être prise dans la «mère-version» n’en est pas facilitée mais bien précarisée.
Pour introduire ce débat il nous est apparu tout à fait indiqué d’inviter et d’entendre
- Sophie Marinopoulos qui nous parlera de sa place d’analyste et de psychologue clinicienne rompue à ces questions (comme ses nombreux ouvrages et sa pratique à Nantes en témoignent)
- Joachim Lafosse qui, comme cinéaste crée à l’heure actuelle une œuvre inspirée d’un de ces faits divers, qui a fait les beaux jours des médias, et qui dans ses films précédents nous a montré sa sensibilité à ce qu’est le social aujourd’hui
- et Nicole Malinconi, l’écrivain qui nous a livré dans son livre très discuté, sa re-création d’une femme criminelle qu’elle a longuement rencontrée.
Bibliographie:
Dans l’intime des mères, Sophie Marinopoulos, Fayard, 2005
Le corps bavard, Sophie Marinopoulos, Fayard, 2007
La vie ordinaire d’une mère meurtrière, Sophie Marinopoulos, Fayard, 2008.
Combattre les petites philosophie du pénis, Sophie Marinopoulos, Les liens qui libèrent, 2011.
Elles accouchent et ne sont pas enceintes, Sophie Marinopoulos et Israël Nisand, Les liens qui libèrent, 2011.
Hôpital Silence, Nicole Malinconi, Editions de minuit, 1985.
Vous vous appelez Michelle Martin, Nicole Malinconi, Denoël, 2008.
Si ce n’est plus un homme, Nicole Malinconi, l’Aube, 2010.
Ils ont tué leur enfant, Odile Verschoot, Imago, 2007.
samedi 19 novembre 2011 : Le Collège de Psychiatrie, journée d’étude
Programme
de 10h à 12h30: À propos des présentations cliniques.
de 14h30 à 17h30: Existe-t-il une dimension politique à la clinique psychiatrique? Le Dr. Guy Dana nous parlera de son livre: Quelle politique pour la folie? Le suspense de Freud.
Lieu: Clinique Saint-Pierre,
Av. Reine Fabiola, 1340 Ottignies.
jeudi 13 octobre 2011 : Quelle évolution pour la famille
lundi 26 septembre 2011 : «Transmission de la psychanalyse, transmission d’un réel»
Texte de la conférence
samedi 03 septembre 2011 : «Père et mère, parents, parentalité»
samedi 27 août 2011 : Séminaire d'été de l'ALI: les non-dupes errent
A propos du séminaire de J. Lacan «Les non dupes errent»
au programme du séminaire d’été 2011 à l’ALI
Lors du séminaire d’été en 1997 sur le séminaire de J. Lacan «Les non dupes errent», Charles Melman estimait déjà que:
«nous sommes à une époque où l’évolution culturelle va vers une récusation du trois (…) que l’apologie du mouvement aussi bien économique que privée va vers le culte du deux.
L’intervention
du troisième, que ça s’appelle l’Etat, ou dans la vie
privée, le Père, est de plus en plus interprétée comme ce qui
serait la cause, effectivement, de dysfonctionnement.
Et avec
cette idée qu’il suffirait en quelque sorte d’éliminer ce
troisième pour que le dysfonctionnement soit réglé. (…)
Mais il est clair que cette tentative de forclore le terme troisième ne peut conduire qu’à son retour dans le Réel, et c’est pour quoi nous assisterons de façon de plus en plus évidente, à la résurgence des nationalismes (…) et des intégrismes.»
Cet été 2011, quatorze ans plus tard, ce même séminaire de J. Lacan «Les non dupes errent» était au programme:
Si nous devions prendre en compte les données que la psychanalyse nous enseigne, peut-être pourrions-nous, ainsi que le suggère Lacan, forger, je cite:
«une tout autre éthique, une éthique qui se fonderait
sur le refus d’être non-dupe,
sur la façon d’être toujours plus fortement dupe de ce savoir, de cet inconscient qui en fin de compte est notre seul lot de savoir.»
Plusieurs membres de l’AFB ont participé à ce séminaire.
Voici le texte de leur exposé:
- Voyages et errrements Annie Bocquet
- L'erre dans une analyse Michel Heinis
- Un noeud africain, Claude Jamart
-
samedi 15 janvier 2011 : Journée préparatoire "Le transfert dans les psychoses"
Responsables : Etienne Oldenhove et Louis Sciara.
Une première journée préparatoire concernant les journées prévues en octobre
2011 sur "Enjeux et actualité de la question du transfert dans les psychoses"
est organisée le samedi 15 janvier 2011 de 10h30 à 13h et de 14h30 à 17h30 au
15, Avenue de Roodebeek à Bruxelles( métro : Diamant ou Schuman) ( Bus : Place
de Jamblinne de Meux). Le programme est le suivant:
- de 10h30 à 13h : Etienne Oldenhove : "Immersions dans le transfert"
Annie Deschênes et Nicolas Dissez : "Des cas de psychose
sans déclenchement".
-de 14h30 à 17h30 : Christian Dubois : " L'institution de l'Autre"
Michel Jeanvoine : "Délire et transfert: une première
lecture freudienne d'un nouage"
Georges Schmit : "D'ailleurs, vous les médecins, vous ne
connaissez rien, vous ne comprenez rien à la vie".
Cette journée est ouverte aux participants de la réunion préparatoire initiale,
ainsi qu'aux collègues intéressés par ce thème.
Etienne Oldenhove et Louis Sciara.
samedi 11 décembre 2010 : Journées d’étude "La psychanalyse et les langues"
- affiche
- info pratiques
- logement
- programme
vendredi 26 novembre 2010 : Jean-Paul Hiltenbrand "L’intraduisible"
samedi 20 novembre 2010 : Ali Magoudi "L’inconscient et les langues"
Ali Magoudi exerce la psychanalyse à Paris, mais il est également écrivain.
Sa participation au Colloque de Fez, aux Journées de Marseille sur l'unité de la Méditerranée, et surtout son ouvrage "Le monde d'Ali. Comment faire une psychanalyse quand on est polonais, chirurgien, arabe, élevé dans le Sentier..." (Albin Michel, 2004) nous ont permis de le découvrir comme un homme qui parle bien de la psychanalyse et qui témoigne de son expérience personnelle de l'orientation dans les langues qui fit suite à la rencontre de l'exil de ses parents.
Exil et langues c'était déjà pas mal, mais Ali Magoudi est également l'auteur d'une série d'ouvrages qui méritent d'être mentionnés. Vous en trouverez la liste ci-après. Nombre de ces ouvrages furent des succès de librairie. En outre, ils intriguent par bien des aspects du travail de l'auteur que nous n'aurons probablement pas l'occasion d'aborder.
Nous nous limiterons en effet à la question de ce que la psychanalyse peut faire dans la cure et dans les formalisation théoriques de la référence à des langues multiples
La rencontre aura lieu au local de l’AfB entre 14h30 et 17h.
entrée 10€
renseignement et info: consulter le site ou contact avec la secrétaire de l’association : Anne Malfait 02 673 31 96 –secretariat@associat-freudienne.be
dimanche 19 septembre 2010 : une Journée de l’EPEP
Journée de l’Ecole Psychanalytique de
l’Enfant de Paris (Bruxelles, 19 septembre 2010)Le 19 septembre dernier, dimanche grisâtre et sans voiture dans la capitale de l’Europe, l’AfB recevait ses collègues de l’EPEP pour partager certaines réflexions actuelles sur la clinique de l’enfant et de l’adolescent. Trois orateurs animèrent la matinée de leur exposé, se risquant à témoigner de leur pratique et à engager un questionnement théorique à partir de celle-ci.
Partant de la cure d’une enfant de neuf ans, Manoëlle Descamps s’est intéressée au destin actuel de la sexualité infantile. Constatant l’intérêt étonnamment apparent à cet âge pour le sexuel, en cette période que l’on aurait pu supposer « de latence » et plus propice à des déplacements libidinaux sublimés, elle s’est attachée à circonscrire les particularités cliniques s’y associant. Parmi celles-ci, notamment : des éléments transférentiels évoquant une structure hystérique, une névrose infantile s’articulant autour d’une séparation parentale violente, un abandon répétant l’histoire maternelle, une séduction et une déception précoces par le père. La question de départ – Qu’est la sexualité infantile devenue ? – a ouvert aussi le champ plus vaste des destins contemporains de la sexualité, marqués par les exigences nouvelles de la société. Les propos de cette enfant sur la sexualité, d’apparence adolescente, accompagnaient ainsi une inconsistance symbolique de la part des parents, entrant en résonance avec les mutations sociales contemporaines.
Un agir particulier fut ensuite abordé par Serge Goffinet : les scarifications, de plus en plus fréquemment rapportées par les adolescents, tant à l’hôpital psychiatrique qu’en pratique privée. Soulignant l’évolution des termes désignant ces comportements, il en déploya les différents aspects par leur abord étymologique, révélant particulièrement leur caractère d’inscription. Après avoir isolé trois fonctions – reproduction d’une blessure identitaire, extériorisation, inscription d’une séduction agie par l’adulte et traumatique – soutenues par les scarifications, il en offrit une double lecture, condensant dans le même agir passage à l’acte et acting out. Il proposait cette approche singulière, a priori antinomique, en raison d’un temps particulier, le « post-immédiat », qui indique ce moment directement postérieur à l’acte de coupure réelle et qui lui reste intimement associé, où le sujet expose ses blessures en manière d’appel à l’Autre. Les aspects pulsionnels et le type de jouissance impliqués furent encore abordés, à travers les notions de pulsion scopique, de masochisme secondaire et de masochisme moral.
Enfin, Michel Heinis a interrogé une pratique – à première vue – non psychanalytique, en tant que responsable d’un service de prestations éducatives ou philanthropiques, proposant à des mineurs des actions socialement réparatrices suite à des infractions. Face à des adolescents pour qui l’enjeu est agi plutôt que dit, la rencontre avec l’adulte ne peut s’y appuyer d’emblée sur la fiabilité de la parole. Ces jeunes sont partagés entre une impasse – ne rien dire face au réel – et l’agressivité – quand dire n’est pas tout –, hésitant à se risquer à une parole. À une période de l’existence où l’affrontement à l’Autre n’est plus soutenu par les figures parentales, ils se confrontent difficilement au regard de l’Autre, encore véhiculé par le père. Il est alors nécessaire d’inventer, comme le proposait le titre prometteur de cette communication : inventer une autre temporalité, celle de l’événement rompant la répétition, par un acte de parole, une parole pleine rendant aux mots leur pouvoir métaphorique et rétablissant une fonction symbolique.
Alexandre Beine
