Dans quelle mesure lʼadoption fait-elle filiation ?

Samedi 27 Septembre 2014

Samedi 27 et dimanche 28 septembre 2014, à Paris, de 9h 30 à 17 h 30 (Journées d'étude organisées par l'Ali)


Traditionnellement, lʼadoption concernait les couples sans enfants. Des couples hétérosexuels, mariés, âgés dʼune trentaine dʼannées et installés dans la durée. Les spécialistes de lʼadoption présentaient ces traits comme critères de choix des candidats à lʼadoption. Dans leur esprit, ce cadre permettait que lʼadoption remplace au mieux la filiation « naturelle.»

Depuis quelques années, lʼadoption suit tant bien que mal le rythme rapide des mutations de la structure familiale dans nos sociétés. Le processus psychique de lʼadoption concerne dès lors dʼautres modalités aussi nombreuses quʼinédites.
Les enfants nés grâce aux FIV avec don de sperme ou dʼovocyte, voire des deux ; les enfants nés de mères porteuses semblent être pris dans la même problématique concernant leur filiation que les enfants donnés à lʼadoption.

Leurs interrogations se compliquent quand des facteurs tels que lʼhomosexualité, la monoparentalité ou une famille décomposée se rajoutent à leur histoire. A examiner les questionnements des enfants et des parents dans ce contexte, nous constatons que la filiation ancestrale « naturelle » est sérieusement bousculée au profit de la reconnaissance juridique, et ce dʼautant plus que lʼEtat vient à se substituer à lʼancienne autorité parentale.

Lʼexpérience clinique avec ces enfants qui ont à inscrire leur histoire dans ces situations ne cesse de nous enseigner.


Responsables : PASCALE BÉLOT-FOURCADE, MARIKA BERGÈS-BOUNES, NAZIR HAMAD, CHARLES MELMAN, LOUIS SCIARA, CYRIL VEKEN


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