Intervention-conférence de Sophie Marinopoulos

Jeudi 12 Mars 2015

Intervention-conférence de Sophie Marinopoulos (psychanalyste, Paris et Nantes, fondatrice des « Pâtes au beurre »), ouverte à tous et se situant dans la prolongation de l'Atelier thématique:


« Qu’est-ce qu’une mère ? »


Sous la responsabilité de Jean-Pierre Lebrun, Didier de Brouwer et Anne Joos, avec la participation d’Eliane Pirard (Bruxelles) et de Michèle Gastambide (Lille)

Dans le contexte des bouleversements actuels de société – évaporation du père, privatisation de la famille, substitution de l’interpersonnel au social, prévalence de plus en plus fréquente d’une famille (bi)monoparentale… -, il s’avère nécessaire de reprendre à nouveaux frais ce qui spécifie une mère. Pas seulement parce que celle-ci est toujours aussi femme et que c’est ainsi divisée qu’elle transmet la vie, mais parce que la spécificité maternelle a aussi la charge d’introduire dès le début de la vie, voire même déjà avant, à ce que parler implique. C’est en effet souvent aujourd’hui la mère qui semble porter concrètement la responsabilité de transmettre la condition langagière. Mais de quelle nature est ce premier Autre introduisant l’infans à la parole et à quelles conditions ouvre-t-elle à l’altérité et au champ de la métaphore sans lesquels disparaîtrait le sujet de l’inconscient. Charge donc pour nous de nous (re)intéresser à la « fonction de la mère en tant que ses soins portent la marque d’un intérêt particularisé, le fût-il par la voie de ses propres manques », (Lacan), à ce dont elle dispose pour amener son enfant à nouer corps et langage, pulsion et demande.